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Un DJ sous les verrous
Publié par Anonimous le 19/1/2006 (115 lus)
Sud Ouest<br />
Landes départementale, samedi 19 novembre 2005, p. 3<br /><br /><p>PISSOS. Saisie d'ecstasy, de LSD et de shit chez un jeune DJ. Il est soupçonné d'être à la tête d'un réseau de free-party</p><p>A l'issue des rave-party illégales, et des free-party sous les pins, musique à fond, les teufeurs ont l'habitude de s'évanouir dans la nature. À plus forte raison les organisateurs de ces rassemblements top secrets, dont personne ne connaît l'identité, puisqu'au pays du zim-boum-boum, on ne porte que des surnoms. Des surnoms, des codes, un parcours fléché ou téléguidé pour les invités qui ne connaissent qu'au dernier moment la géographie festive, par l'intermédiaire de SMS. Si pour les raveurs, ce jeu de pistes fait la saveur de leurs rassemblements sans frontière, il donne aussi des migraines aux forces de l'ordre...</p><p>Ce qui explique le sourire affiché à la brigade de gendarmerie de Pissos qui a fait sortir du bois un efficace organisateur de rave-party absolument illégales. Dans le cadre d'une enquête pour trafic de stupéfiants diligentée par le parquet de Tarbes, les gendarmes de Pissos renforcés par la brigade de recherche de Parentis-en-Born perquisitionnent le domicile d'un jeune homme de 24 ans. Bingo. Les gendarmes saisissent 43 grammes d'ecstasy, 81 buvards de LSD, une dizaine de grammes de résine de cannabis, 2 400 euros en liquide, mais aussi du matériel HI-FI de grande valeur : un mur de sons comprenant 23 enceintes, 3 platines, une table de mixage, un ordinateur, des amplificateurs... Mais aussi des sweat-shirts et des tee-shirts à l'effigie des organisateurs, et un véritable débit de boissons sauvages.</p><p>« Organisation industrielle. » « Cette saisie nous a permis de soupçonner ce jeune d'organiser des free-party illégales », explique le lieutenant Patrick Huchet, adjoint au commandant de compagnie. Le suspect aurait reconnu l'organisation de huit rassemblements en Haute-Lande sur l'année. A ceux-ci, s'ajoutent des raves dans le grand Sud-Ouest, sur un rythme de deux « fêtes » mensuelles. Une organisation « industrielle », estimaient hier les enquêteurs de la brigade de Pissos avec des teufeurs venus de contrées lointaines, comme la Bretagne ou la région parisienne. Un réseau à grande échelle utilisant Internet. « Cette année, en Haute-Lande, nous avons recensé une dizaine de rave-parties sauvages : on peut considérer que ce jeune était l'un des principaux organisateurs sur le secteur », supposent les gendarmes.</p><p>Présenté jeudi au parquet de Mont-de-Marsan, le DJ a été écroué dans le cadre de l'exécution d'une peine de prison prononcée par le tribunal correctionnel de Bordeaux. Il avait été condamné à quatre mois ferme pour violences. Si les investigations se poursuivent pour faire toute la lumière sur le réseau, le jeune homme comparaîtra prochainement devant le tribunal de Mont-de-Marsan pour offre et cession de produits stupéfiants. A l'issue des vérifications en cours, le parquet décidera des poursuites à engager contre le DJ pour les multiples infractions aux différentes réglementations (code pénal, forestier, propriété intellectuelle, mais aussi organismes sociaux et fiscaux...)</p><p>Pour la petite histoire, entre les trafics de stupéfiants, la vente de boissons et de prêt-à-porter et de Cd et de ses activités musicales, le DJ installé à Pissos, cherchait un emploi. Pour les jours ouvrables seulement...</p><p>Depuis hier, le silence est revenu dans la forêt landaise, où les cèpes n'ont plus à subir les 15 000 watts de DJ Playmobil, et sa version techno de « La pêche aux moules ».</p>
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